Neurodivergence

Keynote: Neurodivergence — que voyez-vous autrement?

Ne changez pas la personne, changez l’environnement que nous façonnons ensemble

Environ un collaborateur sur cinq est neurodivergent, et la plupart sans diagnostic. Dans une équipe de vingt personnes, on compte donc vite trois à quatre collègues qui traitent le monde autrement. Dans cette keynote, Elke Van Hoof montre que le défi se situe rarement dans le cerveau, mais dans l’inadéquation entre ce cerveau et un environnement de travail conçu pour la majorité. Vous repartez avec un autre regard sur le talent, une vision claire de ce qu’est — et n’est pas — la neurodivergence, et l’idée que ce n’est pas la personne qui doit changer, mais l’environnement que nous façonnons ensemble.


"Un cerveau différent n’a pas besoin de s’adapter, mais d’espace"

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Contenu de la séance

Demandez à quelqu’un ce qu’il voit autrement, et vous remarquez aussitôt que deux cerveaux ne perçoivent jamais le même monde. Pourtant, nous traitons souvent ces différences comme un problème à résoudre. Elke Van Hoof part de la distinction qui change tout : la neurodiversité est la variation naturelle des cerveaux à l’échelle d’un groupe ; la neurodivergence concerne l’individu qui s’écarte de la norme neurotypique. L’autisme, le TDAH, la dyslexie, le haut potentiel et l’hypersensibilité ne sont pas des troubles, mais d’autres manières de penser, de ressentir et de traiter l’information.

Elle fait ensuite ressentir ce qu’il en coûte d’avoir un cerveau minoritaire dans un monde majoritaire. Le masquage, la peur constante d’être « démasqué », la surcharge sensorielle dans les bureaux paysagers et une sensibilité au rejet qui fait vivre chaque retour comme une attaque. Ce ne sont pas des traits de caractère, mais une réponse logique à un environnement qui ne laisse pas de place. Et ce sont justement les collaborateurs les plus motivés, ceux qui arrivent tôt et partent tard, qui courent de ce fait le plus grand risque d’épuisement.

Elke renverse ensuite la perspective. Le prétendu problème de communication entre collègues neurodivergents et neurotypiques est réciproque : les deux groupes se comprennent aussi difficilement, mais la faute est rejetée unilatéralement sur un seul camp. « Mal collaborer » s’avère souvent une définition trop étroite, neurotypique, de la collaboration. Celui qui travaille guidé par l’information plutôt que par le statut obtient un faible score sur les règles sociales tacites, alors que sa contribution est objectivement solide. Changez la définition, et le problème se résout souvent de lui-même.

La keynote se termine là où le changement devient possible : par l’environnement. Des attentes explicites, la sécurité psychologique, un feedback neutre et une vision plus large de la bonne collaboration sont des leviers plus puissants que n’importe quel ajustement individuel. Elke conclut par l’exercice STOP, une technique courte et pratique que vous pouvez appliquer immédiatement pour rester dans votre propre fenêtre de tolérance.

Informations pratiques

Format : Keynote (45 à 90 minutes)
Participants : À partir de 20 personnes
Langues : Français, néerlandais, Anglais
Tarif : Sur demande

Nous sommes à un clic de vous.

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