« Créer un monde sûr à 100 % n’est pas une option. » Elke Van Hoof, experte en gestion du stress, explique pourquoi l’insécurité vous fait grandir et aborde la notion de « fenêtre de tolérance ».
À quelle fréquence vous sentez-vous vraiment en sécurité, tant dans votre corps qu’au travail ? Vous entrez dans une salle de réunion. Vous avez le souffle court, comme si une main invisible vous serrait la poitrine. « Suis-je en sécurité ici ? »
Dans cet épisode, Elke Van Hoof, experte en stress, aborde la notion de « fenêtre de tolérance ». À l’intérieur de cette fenêtre, vous pouvez ressentir et identifier vos émotions, réfléchir clairement et établir des liens. Si vous en sortez, vous entrez alors en état d’hyper-excitation (lutte, fuite) ou d’hypo-excitation (paralysie, engourdissement, repli sur soi). Une étude de l’université de Twente datant de 2022 montre que votre fenêtre de tolérance peut fluctuer au cours d’une même journée. Ce n’est donc pas une donnée immuable. Lorsque Elke sent la tension monter, elle cherche des visages amicaux, ce qui l’aide à retrouver son calme. Elle aborde également la question de la sécurité psychologique sur le lieu de travail. Il ne s’agit pas ici de coussins et de thé, mais de respect et d’espace. « Le but n’est pas de créer un monde sûr à 100 %. Tout l’art consiste à naviguer dans l’insécurité. »



