Le courage d’affronter l’inconfort est le thème central de la conférence d’Oh My People sur la « Day one attitude » en période d’incertitude et de polycrise. Elke Van Hoof explique pourquoi l’incertitude demande tant d’énergie, comment le cerveau se met sur la défensive lorsqu’il est sous pression et quelle est la différence entre le « Moment 0 » et la « Day One Attitude ». Les participants repartent en s’appuyant sur l’acceptation radicale comme point de départ et avec un état d’esprit qui leur permet de se remettre en mouvement.
L'« Day one attitude » en période d'incertitude et de polycrise
Beaucoup de gens ne sont pas fatigués par le travail en soi, mais par le fait de ne pas savoir. Dans un monde marqué par les crises multiples, l’intelligence artificielle et des changements fulgurants, l’incertitude est devenue la seule certitude, et cette incertitude coûte de l’énergie, suscite la peur et entraîne des comportements défensifs. Cette intervention montre comment ne pas fuir ce malaise, mais le regarder droit dans les yeux, et comment se remettre en mouvement grâce à une « Day One Attitude ».
Sous le capot de votre propre cerveau
Elke Van Hoof emmène les participants à la découverte des rouages de leur propre cerveau. Ce cerveau n’est pas une caméra qui enregistre le monde, mais une machine à prédire qui devine en permanence ce qui va se passer. Tant que le monde reste prévisible, cela fonctionne à merveille. Mais dès que les prévisions ne se vérifient plus, le cerveau interprète cela comme un danger et se met sur la défensive. Se refermer sur soi-même, réagir de manière excessive, ressentir de la fatigue : ce n’est pas de la réticence, mais un cerveau en état d’alerte. Et ceux qui comprennent comment cela fonctionne peuvent y remédier.
Le courage de ne pas savoir
Partant de ce constat, Elke Van Hoof établit une distinction très nette. Le « Moment 0 » correspond à ce qui vous arrive sans que vous l’ayez choisi. La « Day One Attitude », en revanche, correspond à ce que vous choisissez. Il ne s’agit ni d’optimisme ni de discours sur le retour en force, mais bien de la discipline nécessaire pour se mettre quand même en mouvement aujourd’hui, chaque matin à nouveau. Cela exige une acceptation radicale plutôt que de continuer à se battre, le courage de ne pas savoir, et l’art de naviguer sans connaître le point d’arrivée : ne pas relier les points depuis le sommet de la montagne, mais suivre la ligne qui se trouve déjà sous vos pieds.
Rester côte à côte malgré le malaise
Pour conclure, Elke Van Hoof aborde le thème qui préoccupe le plus notre époque : comment rester en lien lorsque les opinions divergent ? La réponse réside dans la volonté de continuer à se regarder dans les yeux, même lorsque nos chemins se séparent. C’est cela, être côte à côte. Non pas que nous soyons d’accord, mais que nous restions côte à côte malgré le malaise. Elle résume tout cela dans la « Day One Attitude » et fait ainsi le lien avec son livre « Jour 1 ».
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